Un départ calculé à Zurich

Le conseiller national PLR Hans-Peter Portmann se retirera en 2027, mais garde une porte ouverte pour la Chambre haute.

A Calculated Departure in Zurich

Lorsque la routine commence à éclipser la passion législative, un politicien peut soit s'effacer dans le bruit de fond du parti, soit planifier un changement stratégique. Hans-Peter Portmann semble envisager les deux voies. Le directeur de banque zurichois de 63 ans a annoncé qu'il ne se représenterait pas au Conseil national suisse en 2027, mettant ainsi fin à un mandat de treize ans à la Chambre basse de Berne. Pourtant, si son temps au Conseil national touche à sa fin, son appétit politique n'est pas entièrement épuisé.

Portmann, entré au Conseil national en mai 2014, n'est pas novice dans l'art de la longévité politique. Avant son passage au niveau fédéral, il a passé dix-neuf ans au parlement cantonal zurichois, représentant initialement l'ancien PDC avant de passer au PLR en 1999. Son parcours public reflète le profil classique d'un parlementaire de centre-droit pragmatique enraciné dans le secteur financier. Réfléchissant à son départ via les réseaux sociaux, il a formulé sa décision autour de l'évitement de l'inertie confortable, déclarant que lorsqu'un mandat politique devient une routine, il faut y mettre un terme dans un avenir prévisible.

Cependant, la sortie de la Chambre basse s'accompagne d'un astérisque calculé. Portmann a signalé sa disponibilité pour une candidature au Conseil des États, bien qu'il ne soit pas intéressé par une campagne solitaire sacrificielle. Sa condition est simple et pragmatique : le PLR et l'Union Démocratique du Centre (UDC) doivent s'accorder sur une liste commune de centre-droit. Sans une coalition unifiée, affronter les sortants à Zurich est une entreprise que peu de politiciens chevronnés oseraient risquer.

Le paysage politique zurichois voit actuellement ses deux sièges à la Chambre haute occupés par Tiana Moser des Verts Libéraux et le parlementaire indépendant Daniel Jositsch. Reconquérir un ou les deux sièges pour le bloc bourgeois exige une discipline électorale supérieure à la vanité factionnelle. Les nominations des partis pour le PLR et l'UDC sont prévues pour le printemps 2027, après les élections cantonales zurichoises.

La capacité des deux partis de centre-droit à surmonter les rivalités traditionnelles pour forger une stratégie commune est un test de discipline tactique. Portmann a clairement énoncé ses conditions, rappelant à son parti que la longévité dans la vie publique dépend autant du timing et de l'influence que des principes.

Écrit par Sandy van Dongen

sandy.vandongen@alpineweekly.com