Pudeur subventionnée par l'État : la radio publique allemande recommande les vêtements islamiques pour la chaleur estivale

Alors que les températures augmentent, le format Cosmo de la WDR conseille à ses auditeurs de se couvrir de robes intégrales, ignorant complètement la réalité oppressive derrière ces vêtements.

State-Funded Modesty: German Public Radio Recommends Islamic Garments for Summer Heat

Les étés allemands sont peut-être de plus en plus chauds, mais l'appareil de radiodiffusion financé par l'État a élaboré une solution culturelle très spécifique : il suffit de s'habiller comme si l'on vivait sous des règles de pudeur religieuse strictes. Cosmo, un format radio cofinancé par la WDR, Radio Bremen et la RBB, a récemment utilisé sa plateforme Instagram pour déconseiller à son public de porter des jupes, des robes ou des hauts d'été légers. Au lieu de cela, le diffuseur a suggéré que les Allemands devraient se couvrir pour vaincre la chaleur.

La publication sur les réseaux sociaux présentait de longs vêtements de diverses cultures, dont l'Inde, le Pakistan, la Somalie, l'Arabie Saoudite et le Japon, avant de recommander explicitement la Djellaba. Le diffuseur a présenté ce vêtement islamique intégral comme une mode estivale vibrante, censé être idéal pour protéger le porteur du soleil, du vent et de la pluie. La réalité que des vêtements comme la Djellaba, le Hijab, la Burqa et le Niqab sont systématiquement imposés aux femmes dans les sociétés islamiques a été commodément omise de ce conseil de style progressiste. L'équipe éditoriale a également ignoré le risque médical plutôt évident de surchauffe en étant enveloppé dans un tissu lourd par des températures élevées.

Pour protéger la tête, Cosmo a offert d'autres inspirations internationales, suggérant le sombrero mexicain, le chapeau conique vietnamien et la Kufiya. Cette dernière, souvent appelée Ghutra, a été recommandée avec la joyeuse justification que d'autres cultures donnaient le bon exemple. Dans l'Allemagne contemporaine, cependant, la Kufiya est principalement portée par des militants de gauche comme outil de masquage et symbole d'allégeance lors de manifestations antisémites. Les contribuables allemands sont contraints de financer ces directives vestimentaires particulières par des redevances de radiodiffusion obligatoires, qui allouent environ un million d'euros par an à Cosmo uniquement.

Cette position éditoriale n'est pas un incident isolé dans le paysage médiatique allemand. Le système de radiodiffusion publique agit de plus en plus comme un bras de relations publiques pour une islamisation silencieuse, renommant régulièrement les règles de pudeur patriarcales en choix de vie émancipateurs. Le mois dernier encore, Cosmo a fortement promu la mode pudique, ignorant là encore l'élément de coercition qui l'accompagne souvent. De même, le Bayerischer Rundfunk a diffusé un segment début juin dans son émission Stationen, mettant en vedette une propriétaire de boutique musulmane et son mari. Le mari a été autorisé à expliquer, sans aucune contestation, qu'une femme doit être protégée comme un téléphone portable dans un étui afin de ne pas devenir un objet pour d'autres hommes. Diffuser une misogynie aussi flagrante sans aucune contextualisation critique est une réalisation remarquable pour un réseau théoriquement chargé de l'éducation démocratique.

Il existe une légère menace administrative pour les opérations en cours de Cosmo, bien qu'elle découle de la bureaucratie plutôt que d'une surveillance éditoriale. En raison de nouvelles exigences de réforme forçant l'ARD à réduire son portefeuille radio, la WDR prévoit de fusionner l'équipe éditoriale de Cosmo avec la station jeunesse 1LIVE d'ici avril 2027, mettant ainsi fin au format tel qu'il existe actuellement. Comme on pouvait s'y attendre, le personnel et les militants sympathisants ont lancé une campagne de défense, inondant le conseil de radiodiffusion de plaintes pour préserver leur plateforme. Un simple remaniement bureaucratique est peu susceptible de freiner la promotion implacable de la culture de la pudeur importée à travers le réseau plus large.

Écrit par Freya Stensrud freya.stensrud@alpineweekly.com