Le recyclage politique à Genève

Après sa défaite électorale de 2023, la présidente du Parti écologiste, Lisa Mazzone, vise un retour au Parlement et un siège au gouvernement.

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Recycling Politics in Geneva

La classe politique genevoise manque rarement de drame, mais le Parti écologiste semble convaincu que le remède aux rejets passés est simplement de faire plus de la même chose. Lisa Mazzone, présidente des Verts suisses, a officiellement annoncé son intention de reconquérir son siège perdu au Conseil des États lors des élections fédérales de 2027, tout en se présentant simultanément pour un siège au Conseil national.

Ayant été évincée par les électeurs genevois en 2023, la politicienne de 38 ans s'appuie sur des arguments progressistes familiers pour justifier son retour à Berne. Dans une interview avec Tamedia, elle a souligné le manque de représentation féminine au sein de la délégation actuelle du canton à la chambre haute comme une justification essentielle. Elle a affirmé que les femmes, qui représentent la moitié de la population du canton, sont actuellement sous-représentées, tout en déclarant que la crise climatique exige une action législative urgente en Suisse.

Son ambition personnelle s'inscrit dans une stratégie plus large pour les Verts, qui visent à dépasser la barre des dix pour cent des voix lors des élections de 2027 et à regagner des sièges au Conseil des États. Mazzone a également réitéré la demande du parti pour un siège au Conseil fédéral. Envisageant le mandat exécutif à travers un partenariat stratégique avec les sociaux-démocrates, elle voit une opportunité d'imposer un programme écologique au Conseil fédéral, en s'appuyant sur le soutien du PS pour faire avancer des mandats progressistes au sein du gouvernement.

Le double rôle de Mazzone en tant que cheffe de l'opposition agressive et politicienne aspirant au consensus à Berne suscite le scepticisme. Elle affirme que son passé parlementaire prouve sa capacité à négocier des compromis interpartis tout en maintenant sa pureté idéologique. Pourtant, dans une Suisse riche et stable, où un niveau de vie élevé atténue souvent le radicalisme politique, convaincre les électeurs d'embrasser une rhétorique alarmiste plutôt qu'un pragmatisme confortable n'est pas une tâche facile. Les électeurs genevois décideront en fin de compte si les grandes ambitions politiques de Mazzone reflètent leurs priorités ou simplement celles de son parti.

Écrit par Sandy van Dongen

sandy.vandongen@alpineweekly.com