Trump fait pression sur La Havane après les bouleversements au Venezuela, appelant à des pourparlers rapides avec Washington

Le président américain avertit Cuba des conséquences économiques suite à la perte du soutien vénézuélien, tandis que La Havane rejette les accusations et invoque le droit international

Donald Trump speaking at a podium, pointing to the camera with an American flag behind him.

Le président américain Donald Trump a intensifié la pression sur Cuba, exhortant sa direction à parvenir rapidement à un accord avec Washington après avoir annoncé que la nation caribéenne ne recevrait plus de pétrole ni de soutien financier du Venezuela.

Cet avertissement fait suite à la récente opération militaire américaine au Venezuela, qui a abouti à la capture et à l'éviction du président de longue date Nicolás Maduro. Trump a déclaré que le changement à Caracas aurait des conséquences immédiates pour La Havane, qui dépendait depuis des années du pétrole vénézuélien subventionné et d'une étroite coopération politique.

Allégations concernant les liens pétroliers et de sécurité

Dans un message publié sur sa plateforme de médias sociaux Truth Social, Trump a accusé Cuba d'avoir fourni une assistance sécuritaire aux dirigeants vénézuéliens en échange de pétrole et d'argent. Il a soutenu que cet arrangement avait effectivement soutenu l'économie cubaine et a déclaré qu'il prendrait désormais fin.

Selon Trump, l'interruption des approvisionnements vénézuéliens laisse Cuba face à un choix difficile. Il a suggéré qu'un engagement avec les États-Unis, le plus tôt possible, serait dans l'intérêt de La Havane, avertissant de répercussions si aucun accord n'était trouvé.

Rejet ferme de La Havane

Le gouvernement cubain a rapidement rejeté ces allégations. Le ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a déclaré que La Havane n'avait jamais reçu de paiement pour une quelconque coopération liée à la sécurité avec d'autres pays et a insisté sur le fait que Cuba menait ses relations étrangères de manière indépendante.

Rodríguez a soutenu que Cuba a le droit de commercer avec les partenaires de son choix et ne devrait pas être contraint à des accords économiques par des menaces ou la coercition. Il a présenté la position de Washington comme une tentative d'imposer des conditions unilatérales et a déclaré que le droit international soutenait la position de Cuba.

Implications régionales plus larges

Les remarques de Trump interviennent au milieu de signaux plus larges indiquant que son administration est prête à étendre la pression au-delà du Venezuela. Il a publiquement indiqué que des mesures similaires pourraient être envisagées contre Cuba et d'autres pays de la région, y compris la Colombie et le Mexique.

Le différend a aggravé des relations déjà tendues entre Washington et La Havane, qui se sont encore détériorées après l'action américaine au Venezuela. Trump a récemment amplifié sa rhétorique, notamment en partageant des contenus provocateurs sur les réseaux sociaux suggérant un futur bouleversement politique à Cuba.

Voie incertaine à suivre

Pour l'instant, l'incertitude demeure quant à la manière dont Cuba réagira à cette pression renouvelée. Si la perte du pétrole vénézuélien représente un sérieux défi économique, les responsables cubains ont souligné leur souveraineté et leur résistance aux demandes externes.

Cet échange souligne un paysage en rapide évolution dans les Amériques suite aux événements au Venezuela, Cuba se retrouvant une fois de plus au centre d'une confrontation avec les États-Unis — et confronté à des décisions difficiles concernant son avenir économique et diplomatique.

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