
Le Sommet COP31 s'ouvre en Turquie avec un appel à l'objectif d'électrification mondiale
La Turquie et l'Australie cherchent un consensus sur les objectifs énergétiques malgré des budgets serrés et des divergences politiques.
Par Martina Kirchner

Près de 200 nations se sont réunies dans la ville côtière turque d'Antalya pour le coup d'envoi du sommet climatique COP31, d'une durée de deux semaines. Les organisateurs attendent plus de 100 000 participants à cette conférence des Nations Unies, qui se tient dans un contexte de conflits régionaux et de pressions économiques mondiales.
La nation hôte, la Turquie, place au centre de son programme de conférence une proposition non contraignante visant à accélérer l'électrification mondiale. Le ministre turc de l'Environnement, Murat Kurum, a annoncé que le sommet chercherait à augmenter la part de l'électricité dans la demande énergétique mondiale, la faisant passer d'environ 20 % aujourd'hui à 35 % d'ici 2035. « La crise énergétique de cette année nous a sortis de notre complaisance », a déclaré Kurum, ajoutant que l'électrification offre une protection contre les marchés énergétiques volatils tout en réduisant les émissions.
La Turquie et le co-négociateur australien ont l'intention d'incorporer l'objectif d'électrification dans la déclaration de consensus finale du sommet. L'Union européenne a exprimé son soutien à l'électrification propre, bien qu'un responsable de l'UE s'exprimant anonymement ait indiqué que le bloc restait ouvert à une formulation modifiée pour obtenir un accord plus large parmi les États producteurs de pétrole. Cosima Cassel, analyste en diplomatie climatique au sein du groupe de réflexion E3G, a décrit la proposition turque comme étant largement formulée pour encourager une large participation des délégations.
Les désaccords financiers devraient dominer les pistes de négociation formelles à Antalya. Des représentants de nations africaines font pression pour ajouter un engagement formel de tripler le financement de l'adaptation à l'ordre du jour de la conférence, soulignant les impacts climatiques croissants sur le continent. Ces appels font suite à un rapport des Nations Unies de septembre indiquant que les augmentations de température mondiales devraient actuellement dépasser le seuil de 1,5 degré Celsius établi dans l'Accord de Paris.
Des délégués de plusieurs nations clés devraient arriver au cours de la deuxième semaine de négociations. Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a confirmé sa présence suite à sa récente victoire aux élections. Bien que l'administration du président des États-Unis Donald Trump ne participe pas aux négociations, une délégation du Congrès américain assistera au sommet en Turquie.
Écrit par Martina Kirchner martina.kirchner@alpineweekly.com
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