Haute tension lors du trajet matinal

Le Conseil fédéral souhaite armer la police des transports de Tasers et couvrir les trains d'une surveillance basée sur l'IA.

High Voltage on the Morning Commute

Les passagers des trains, trams et bus suisses pourraient bientôt remarquer un changement distinct dans l'ambiance de leur trajet quotidien. Le Conseil fédéral a lancé un processus de consultation qui équiperait la police des transports de Tasers, tout en étendant l'utilisation des caméras corporelles et la surveillance vidéo en direct améliorée par l'intelligence artificielle sur l'ensemble du réseau de transport public du pays.

La volonté d'armer les agents des transports d'armes à électrochocs provient d'une motion parlementaire déposée par Michaël Buffat, conseiller national de l'Union Démocratique du Centre. Le Parlement ayant approuvé le mandat, le pouvoir exécutif ajuste maintenant l'ordonnance sur les corps de sécurité dans les transports publics. Ce qui était autrefois une patrouille de transit relativement discrète est en train d'être amélioré pour gérer des rencontres physiques à haute tension.

Pour s'assurer que ces nouveaux dispositifs de déstabilisation ne sont pas déployés dans l'obscurité, les agents de la police des transports seront autorisés à porter des caméras corporelles. Pourtant, l'ambition du Conseil fédéral ne s'arrête pas à l'application de la loi. Des modifications de l'ordonnance sur la vidéosurveillance dans les transports publics visent à fournir un cadre juridique pour que les contrôleurs de billets, les conducteurs et le personnel d'assistance à bord soient également équipés de caméras.

L'appareil de surveillance va au-delà de l'enregistrement depuis le revers d'un contrôleur. La révision proposée établit des règles pour la diffusion vidéo en temps réel depuis l'intérieur des véhicules de transport. Une telle surveillance en direct sera autorisée chaque fois qu'une évaluation d'impact sur la protection des données identifie un intérêt public prépondérant basé sur l'itinéraire et l'heure spécifiques, ou chaque fois qu'un passager demande activement de l'aide. Les voyageurs seront informés par des panneaux lorsque la diffusion en direct est en cours.

L'intelligence artificielle sera également déployée pour analyser les enregistrements vidéo. Le gouvernement impose une limite de cinq ans au déploiement initial des caméras corporelles, de la diffusion en direct et de l'évaluation par l'IA, période pendant laquelle le parlement devrait construire une base juridique permanente dans le droit fédéral. La consultation publique sur ces mesures reste ouverte jusqu'au 16 novembre 2026. La question de savoir si un trajet en train de routine nécessite réellement des armes à électrochocs et une surveillance IA en temps réel est une question que les passagers devront se poser à mesure que de nouveaux panneaux d'avertissement apparaissent sur leurs itinéraires quotidiens.

Écrit par Thorben Thiede thorben.thiede@alpineweekly.com