
Le Kirghizistan et l'Autriche concluent un accord sur les retraites : les citoyens peuvent combiner leurs relevés d'assurance dans les deux pays
L'accord, signé lors de la visite du président Japarov en novembre 2024, garantit le paiement des pensions quel que soit le lieu de résidence des retraités. Environ 2 000 citoyens kirghizes résident en Autriche.

Le Kirghizistan et l'Autriche se sont rapprochés de la signature d'un accord de sécurité sociale qui permettrait aux citoyens des deux pays de combiner leurs relevés d'assurance lors de la demande de pensions. La commission du travail, de la santé, des affaires féminines et des questions sociales du Zhogorku Kenesh du Kirghizistan a approuvé l'accord et un projet de plan de mise en œuvre.
La décision d'élaborer ce document a été prise lors de la visite officielle du président Sadyr Japarov en Autriche les 24 et 25 novembre 2024, selon Gulnura Dzhumataeva, vice-présidente du Fonds social du Kirghizistan.
L'accord vise à garantir l'égalité des droits pour les citoyens des deux pays en matière d'assurance sociale et de prestation de pensions. Chaque partie attribuera des pensions conformément à sa législation nationale et sur la base du relevé d'assurance du demandeur. Si la période d'assurance accumulée dans un pays est insuffisante, elle peut être combinée avec des périodes accumulées dans l'autre pays. Les pensions seront versées directement aux citoyens, quel que soit leur lieu de résidence.
En Autriche, l'âge de la retraite est actuellement de 65 ans pour les hommes et de 60 ans pour les femmes, avec une augmentation progressive prévue pour les femmes à 65 ans d'ici 2030. La période d'assurance minimale est de 15 ans, et le taux total de cotisation d'assurance sociale s'élève à 37,45 pour cent.
Selon le ministère des Affaires étrangères du Kirghizistan, environ 2 000 citoyens kirghizes résident actuellement en Autriche.
Pour l'instant, l'accord a franchi son premier obstacle législatif à Bichkek. Le plan de mise en œuvre a été approuvé. Pour les quelque 2 000 citoyens kirghizes vivant en Autriche – et pour les Autrichiens qui pourraient un jour prendre leur retraite en Asie centrale – le message est clair : votre pension vous suit, et votre historique de travail compte des deux côtés de la frontière. La paperasse n'est pas encore terminée. Mais les bases sont posées.
Écrit par Sandy van Dongen




