
Efficacité plutôt qu'ornementation : Barcelone démantèle Feyenoord
Un message à cinq buts dès la première soirée suggère que la réingénierie tactique de Hansi Flick offre une précision effrayante.

Lorsque des pluies torrentielles se sont abattues sur le Camp Nou avant le coup d'envoi, s'éclaircissant juste au début du match, cela a servi de prélude approprié à la tempête que l'équipe de Hansi Flick a ensuite infligée à Feyenoord. Une raclée 5-1 pour ouvrir leur campagne de Ligue des Champions n'était pas seulement une victoire ; c'était une démonstration froide d'optimisation des ressources. L'équipe catalane, sans titre européen depuis 2015, a expédié ses visiteurs néerlandais avec une efficacité qui laissait peu de place au sentiment.
Au centre de cette opération se trouve Raphinha. Repositionné en attaquant central après les ventes de Robert Lewandowski et Ferran Torres, le Brésilien s'est adapté à son nouveau rôle avec une létalité pragmatique. Il ne lui a fallu que trois minutes pour pénétrer dans la surface et dribbler deux défenseurs glissant sur le terrain mouillé pour ouvrir le score. Au moment où il a repris la passe en profondeur de Pedri avant l'heure de jeu pour inscrire son deuxième but de la soirée, Raphinha portait son total à huit buts en cinq apparitions cette saison.
Flick a opté pour cinq changements par rapport à la victoire domestique de dimanche contre Valence, mais la machine n'a guère faibli. Karim Adeyemi, remplaçant Anthony Gordon, a doublé la mise d'une frappe lointaine au-delà du gardien Tjark Ernst. Bien qu'Anis Hadj Moussa ait menacé pour Feyenoord—forçant un arrêt de Joan Garcia au premier poteau—et que Joao Cancelo ait frappé le montant après avoir battu Givairo Read, Barcelone a maintenu un contrôle total sur la rencontre.
Feyenoord a tenté de changer le cours des choses, voyant un but de Nacho Ferri annulé par la VAR pour hors-jeu et faisant entrer Shaqueel van Persie, fils de Robin van Persie, en quête d'une fierté récupérable. Sem Steijn a bien réduit l'écart, se faufilant derrière Jules Kounde pour reprendre un centre à ras de terre de Goncalo Borges. Tout espoir néerlandais fut bref. Lamine Yamal, qui avait plus tôt fait passer un coup franc au travers du mur pour le quatrième but de Barcelone, a servi le remplaçant Gabriel Jesus pour une tête lobée—le premier but de l'ancien Gunner pour le club.
Cinq matchs toutes compétitions confondues, cinq victoires et quatre rencontres avec cinq buts marqués. Pour une institution qui a passé des années à gérer de grandes attentes face à la réalité fiscale, cette abondance soudaine de résultats pose une question directe : ce rythme opérationnel implacable peut-il être maintenu lorsque des tests plus difficiles se présenteront ?
Écrit par Freya Stensrud freya.stensrud@alpineweekly.com
Dernières nouvelles





