
Le calcul cantonal : Marco Chiesa se lance dans la course au Conseil fédéral
Avec la démission de Guy Parmelin, la bataille des nominations de l'UDC repose sur l'équilibre linguistique et la stratégie régionale à long terme.
Par Andreas Hofer

Le départ de Guy Parmelin du Conseil fédéral a déclenché l'habituelle arithmétique politique à Berne. Marco Chiesa, le conseiller aux États tessinois et ancien président national de l'Union démocratique du Centre (UDC), a officiellement déclaré sa disponibilité pour le siège exécutif. Alors que le Tessin compte déjà un conseiller fédéral en la personne du ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis, la section cantonale de Chiesa a officiellement soumis sa candidature au comité de sélection du parti, proposant une stratégie ancrée dans une représentation régionale à moyen terme.
La candidature de Chiesa repose fortement sur son expérience institutionnelle. Actuellement responsable des finances, des affaires juridiques et de l'informatique en tant que conseiller municipal à Lugano, sa carrière politique s'étend du gouvernement local à quatre ans au Conseil national, et un siège au Conseil des États depuis 2019. Ayant dirigé le parti national de 2020 à 2024, il soutient que la représentation d'une minorité linguistique exige une compréhension approfondie de toutes les régions, langues et cultures politiques suisses. Selon Chiesa, un ticket idéal pour le parti associerait sa candidature à celle d'un prétendant de Suisse alémanique.
Le comité de sélection fait face à un large éventail de candidats avant la clôture des nominations vendredi à midi. De Suisse romande, la conseillère nationale genevoise Céline Amaudruz a déclaré sa candidature et est considérée comme une candidate redoutable. Le président du gouvernement bernois, Pierre Alain Schnegg, est également entré en lice, tandis que le conseiller national soleurois Rémy Wyssmann, avocat et chargé de cours, a lancé une candidature plus inattendue. D'autres figures éminentes évaluent leurs options : le conseiller national zougois Thomas Aeschi reste un candidat reconnu, bien que ses perspectives soient confrontées à des difficultés après l'élection de Martin Pfister du même canton.
Le cadre financier et conseiller national Thomas Matter évalue une candidature, tout comme le conseiller d'État valaisan Franz Ruppen, qui a été suggéré par Esther Friedli et prévoit d'annoncer sa décision prochainement. Le conseiller national argovien Benjamin Giezendanner a également indiqué son ouverture si le parti le contactait. Le groupe parlementaire de l'UDC devrait finaliser son ticket de candidats officiel le 20 novembre, en vue de l'élection finale par l'Assemblée fédérale le 9 décembre.
Écrit par Andreas Hofer andreas.hofer@alpineweekly.com
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