La directrice du Louvre, Laurence des Cars, démissionne suite à des turbulences liées à la sécurité et aux rénovations
La démission fait suite au vol de bijoux très médiatisé de l'année dernière et à la critique croissante concernant les défaillances en matière de sécurité et d'infrastructure.

Laurence des Cars a démissionné de son poste de directrice du musée du Louvre, se retirant alors que les critiques concernant les défaillances de sécurité et les problèmes structurels persistants continuent de s'accumuler dans ce qui est sans doute le musée le plus fréquenté de la planète.
Dans un communiqué de l'Élysée, le président Emmanuel Macron a accepté sa démission, qualifiant cela de décision responsable à un moment où, franchement, l'institution a besoin d'une nouvelle stabilité et d'un nouvel élan. La note officielle a exprimé sa gratitude pour les efforts de Mme des Cars et a suggéré qu'elle pourrait rester impliquée dans les initiatives de coopération culturelle du G7 de la France (elle ne disparaît donc pas entièrement). Son départ fait suite à ce vol audacieux en plein jour en octobre dernier : quatre hommes s'étant emparés de plusieurs joyaux de la couronne juste sous le nez de tout le monde dans la Galerie d’Apollon. Ces trésors, liés aux dynasties françaises du XIXe siècle, ont été évalués par des experts à environ 88 millions d'euros selon leur valeur marchande, mais soyons réalistes : leur importance dépasse largement les chiffres.
Juste après ce coup dur, des Cars a offert sa démission ; mais jusqu'à présent, personne ne savait exactement quand ou si Macron l'accepterait. Le vol a mis en lumière la vulnérabilité réelle du musée. Des Cars s'est rapidement retrouvée convoquée devant la Commission de la culture du Sénat français et n'a pas mâché ses mots, elle a concédé de graves lacunes. Selon son témoignage, des parties du bâtiment sont simplement obsolètes ou tombent en ruine ; le personnel n'est pas armé ; les caméras de surveillance extérieures ont des angles morts le long de ces vastes façades, ce qui a pu laisser des espaces comme la Galerie d’Apollon largement ouverts aux voleurs. Mais voici le problème : les failles de sécurité ne sont qu'une pièce d'un puzzle bien plus grand pour le Louvre de nos jours.
Le musée a attiré 8,7 millions de visiteurs en 2024, soit plus du double de sa capacité originale. Il n'est pas surprenant que de telles foules exercent une pression majeure sur tout, des conditions de conservation au confort de base des visiteurs. Plus tôt cette année, un autre casse-tête est apparu, un mémo divulgué de des Cars à la ministre de la Culture, Rachida Dati, expliquant l'étendue de certains problèmes. Elle a écrit que la simple visite du Louvre était devenue physiquement épuisante pour de nombreuses personnes ; même les éléments de base comme les toilettes ou les services de restauration n'étaient plus aux normes internationales (un aveu surprenant). Pire encore : certaines galeries ne peuvent plus empêcher l'eau de pénétrer de manière fiable et les variations de température pourraient sérieusement menacer les œuvres d'art.
La pression n'a pas épargné les employés non plus, depuis début 2025, le personnel a organisé des grèves concernant les salaires et les conditions de travail, forçant parfois des sections du musée à fermer temporairement. Des Cars elle-même a pris ce poste avec beaucoup d'expérience après avoir dirigé le Musée d’Orsay et le Musée de l’Orangerie, et a été chargée de superviser un ambitieux plan de révision « Louvre – Nouvelle Renaissance » destiné à tout réorganiser. Le gouvernement français estime que ce projet de dix ans coûtera entre 700 millions et 800 millions d'euros au total, ce n'est pas de la petite monnaie, avec seulement une petite partie provenant directement des caisses publiques chaque année (environ 20 millions d'euros annuels attendus via des billets plus chers pour les visiteurs non-européens). Les touristes non-UE doivent désormais payer un droit d'entrée de 32 €, soit une augmentation d'environ 45 %. Une fois les rénovations terminées.
Les autorités affirment que la capacité pourrait atteindre 12 millions de visiteurs annuels. Pour l'instant. Cela ressemble à un carrefour, le remaniement de la direction se déroulant sur fond de débats persistants sur la meilleure façon de sauvegarder le joyau culturel emblématique de la France tout en l'adaptant aux réalités d'aujourd'hui.